Eduquer sans punir tome 1
Par Valérie, Le 30/07/2008 à 11:37:12
En ce moment, j'ai 4 bouquins sur le feu : le tome 5 de l'Epée de vérité (je développerai pas ici, c'est pas netenviesdheroicfantasy lol), un bouquin sur le yoga prénatal, un sur les listes et le ptit dernier...
Eduquer sans punir du Docteur Thomas Gordon (lien commercial)
Donc on commence fort comme sujet pour commencer lol
Il est donc « en cours » comme disent les brodeuses, donc je viendrais vous faire part au fil des semaines de mes réflexions dessus,
Tout d'abord, pourquoi ce livre m'a interpellé ?
Eh bien, j'ai un fils (que j'appelerai Fiston1, pour ne pas le confondre avec celui en préparation) de 3 ans. Depuis un an et demi, nous traversons la célèbre crise d'opposition (voir notre dossier dessus), bouleversements psychologiques de l'enfant et souvent, traversée du désert pour ses parents.
Il faut bien l'admettre, malgré tout ce qu'on nous raconte, nous n'avons pas connu le bout du tunnel lorsqu'il a soufflé ses 3 bougies, On m'avait bien prévenue !!!
On a trouvé des méthodes, des solutions aux grands moments de crise. La méthode 1,2,3 marche souvent, les explications aussi. Mais il est des moments de crise où il ne s'agit pas de faiblir, pour sa sécurité, pour notre sérenité aussi (eh oui on est des êtres humains !).
Comme tous parents (ou presque), on a testé la mise au coin. Ca marche bien quelques mois mais ici, on le sent bien, il se sent plus humilié qu'autre chose maintenant qu'il est plus grand et ça ne change pas grand'chose à l'affaire. Dans mon état pré-baleinesque (deuxième trimestre de la grossesse), je ne peux pas non plus le mettre de force, je préfère de toute manière de très loin l'amener à s'assoir sur un fauteuil pour ne pas en bouger pendant 5 mn.
Il y a aussi les épisodes (rares heureusement) qui ressemblent à un bras de fer où ce sera le premier qui sera épuisé moralement (le parent) ou physiquement (l'enfant) où se pose la question de la punition.
Je suis une enfant des années 70 où j'ai été élevée de façon assez avant-gardiste quand je compare aux amis (et même conjoint). Je ne me souviens pas d'une seule fessée ou d'une seule claque. Il suffisait que ma mère me dise « j'en parlerai à ton père » pour que je change mon fusil d'épaule.
En revanche, à l'école maternelle où j'étais assez garçon manqué et pas très sage (eh oui étonnant quand on me connait), des punitions j'en ai eu. Certaines ne m'ont pas traumatisé (privée de dessert mais j'estime comme mes parents à l'époque qu'on ne doit pas priver un enfant d'un aliment dont il a besoin pour grandir, bien sûr je ne parle pas « bonbons » et « gâteaux »). Mais d'autres...sortir la poubelle à 4 ans brise un caractère. Je suis arrivée en CP craintive et timide.
Bref, vous comprenez pourquoi les punitions, tant que ça reste de la privation de bonbons ou de télé, ça me va mais pas plus. Mes parents m'ont élévé plus sur des pratiques d'auto-discipline (car traumatisés eux-même par les gifles et fessées de leurs enfance). Finalement, ça ne m'a pas trop mal réussi.
Alors la couverture de ce livre Eduquer sans punir du Docteur Thomas Gordon et sa 4ème de couverture vantant l'auto-discipline m'ont interpellé. Qui ne rêve pas d'avoir des enfants obéissants d'eux-mêmes, sans avoir besoin de râler ? Qu'on ne me dise pas que c'est utopique...même si ça l'est, on aimerait tous réduire cette « fracture sociale » entre nous et nos enfants !!!!!