La deuxième séance a eu lieu à 32 SA, un petit groupe de 4 mamans comme la première fois mais pas les mêmes. La séance s'est déroulée en deux étapes : la théorie et un exercice.

La théorie

A l'aide d'un bassin et d'un poupon, la sage-femme nous a expliqué la descende du bébé dans le bassin, les étapes de l'expulsion...Elle nous a expliqué que les contractions sont le moteur aidant Bébé à descendre et nous à pousser.

On a évoqué l'épisiotomie, de moins en moins pratiquée dans ma maternité, elle nous a fait voir à quel endroit du périnée elle était pratiquée. Elle nous a conseillé de masser en prévention notre périnée à partir de 35 SA. Le massage peut aider le périnée à s'assouplir et donc éviter une épisiotomie (attention, ça ne marche pas à tous les coups !).

On a aussi pas mal discuter de ce qu'on pouvait faire avant et pendant la poussée avec la sages-femmes : baignoire pour soulager les contractions, passage sur le ballon pour « assouplir » le bassin, différentes postures à tester pour soulager les contractions avant la péridurale et bien sûr les positions en salle de travail. Les sages-femmes sont assez ouvertes sur le sujet, il est possible de se mettre sur le côté, à 4 pattes...ce qui n'est pas forcément le cas a priori pour l'obstétricien. Cependant elle nous indiquait que si on souhaitait des choses particulières (ex. exercice de chant prénatal, une position particulière...), il fallait lui en parler au cours de la grossesse car beaucoup d'obstétriciens, surtout de la nouvelle génération, sont de plus en plus ouverts aux désirs de la maman. On aura le droit de boire un peu.

La sage-femme nous a parlé de la poussé sur respiration bloquée et sur l'expiration.
La poussée sur respiration bloquée se faisait automatiquement avant, elle est plus efficace pour faire sortir le bébé mais abîme plus le périnée. Elle se pratique encore quand il faut faire sortir en vitesse le bébé en souffrance.
On privilégie à présent la poussée sur l'expiration qui préserve le périnée.

Ensuite nous avons enfin parlé de la poussée en elle-même. Elle nous a dit d'évoquer l'image d'une ceinture qui éclate et en même temps, de l'utérus qui va vers le bas. La poussée se fait pendant une contraction (je l'ai dit plus haut, c'est le moteur qui nous aide à pousser) en poussant vers le bas et en faisant éclater notre ventre vers l'extérieur (donc sans bloquer les abdos). J'espère que vous aurez saisi l'image, c'est pas facile par clavier interposé lol
Elle nous a confirmé que les péridurales sont bien maîtrisées et permettent de sentir l'envie de pousser arriver tout en ne souffrant pas...

L'exercice pratique

Vient le moment de s'exercer à la poussée, chacune son tour, en observant bien le mouvement descendant et « éclatant » du bidou de nos comparses de grossesse.
Une poussée sur respiration bloquée, puis une poussée sur l'expiration mais sans trop forcer...nos petiots n'étant pas encore prêts à sortir.

Bon, c'était pas trop dur à faire...en théorie...à voir le jour J avec les contractions en plus !